Réduire l’écart: Explorer la relation entre le genre des propriétaires et les expériences de croissance des entreprises canadiennes

Le présent rapport analyse l’incidence du genre des propriétaires sur la croissance d’une entreprise et sur la probabilité que celle-ci acquière le statut d’entreprise en expansion.
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Steve Denney
Research Collaborator + Ph.D, Munk School of Global Affairs and Public Policy
Viet Vu
Senior Economist

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À propos de ce rapport

Au moyen d’une enquête représentative sur les expériences de croissance des petites et moyennes entreprises, nous avons examiné les défis uniques des entreprises appartenant à des femmes pendant leur expansion. Même si les entreprises appartenant principalement à des femmes sont aussi susceptibles de devenir en expansion que celles qui appartiennent principalement à des hommes, celles en expansion appartenant à des femmes étaient généralement plus petites que celles appartenant principalement à des hommes. Nous constatons également que les entreprises dont la part de propriété féminine est plus élevée sont moins susceptibles de réussir à surmonter les défis liés à la croissance, comme les obstacles réglementaires et la pénurie de talents.

Cette recherche aidera les décideurs à composer avec la complexité de la dynamique de genre qui prévaut dans la croissance des entreprises et à trouver des interventions stratégiques qui pourraient remédier aux écarts de croissance pour les femmes entrepreneures au Canada.

En lisant ce rapport, vous pourrez:
  1. Comprendre comment identifier les entreprises en phase d’expansion et découvrir pourquoi elles sont importantes.
  2. Explorer les expériences d’entrepreneuriat féminin par rapport à la croissance et à l’atteinte du statut d’entreprise en expansion.
  3. Cerner les défis uniques auxquels font face les entreprises appartenant à des femmes pendant leur croissance.
  4. Trouver des occasions d’intervention stratégique ou des programmes pour appuyer la croissance des entreprises appartenant à des femmes, et déterminer les domaines où des recherches supplémentaires (y compris l’évaluation des programmes) sont nécessaires.

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Principales conclusions du rapport:

  1. Le genre de la structure de propriété d’une entreprise ne permet pas de prédire de façon fiable si celle-ci atteindra ou non le statut d’entreprise en expansion. Les entreprises dont la part de propriété féminine est plus élevée sont tout aussi susceptibles de prendre de l’expansion que les entreprises comptant un plus grand nombre d’hommes propriétaires. Or, il y a des défis de croissance indirects (comme les obstacles réglementaires ou le recrutement et le maintien en poste des employés qualifiés) qui touchent les entrepreneures de façon différente des hommes, ce qui fait que la croissance de certaines entreprises appartenant à des femmes est plus difficile.
  2. Les entreprises en expansion appartenant à des hommes ont tendance à être plus grandes que celles qui appartiennent à des femmes, tant en matière d’emploi que de revenus (9 % de plus pour le taux d’emploi et 20 % de plus pour les revenus).
  3. En ce qui concerne les entreprises aux prises avec des défis de croissance, celles qui comptent un plus grand nombre d’hommes propriétaires sont plus susceptibles de surmonter ces défis et de devenir des entreprises en expansion. Parmi les exemples de défis de croissance où nous constatons des différences fondées sur le sexe, mentionnons les obstacles réglementaires, la recherche de talents, le recrutement et le maintien en poste ainsi que les problèmes relatifs à la demande des consommateurs.
  4. Nous avons également relevé des inégalités liées à l’accès aux marchés d’exportation et aux possibilités d’innovation selon le genre de structure de propriété des entreprises.

Méthodologie

Nous avons utilisé l’Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises (ESPME), une enquête représentative menée auprès de 30 000 PME au Canada, pour examiner les différences dans les expériences de croissance. Nous nous sommes concentrés sur le genre de la structure de propriété ou sur la part de propriété féminine (ou masculine) pour comprendre la dynamique de genre dans ces entreprises. Nous avons ensuite utilisé des méthodes descriptives et économétriques pour déterminer s’il y avait des différences fondées sur le sexe dans les expériences de croissance de ces entreprises. Du plus, les données de l’enquête ont été liées au moyen de l’Environnement de fichiers couplables de Statistique Canada pour inclure des données financières (sur l’emploi, les revenus et les exportations) dans notre analyse.

Nous nous sommes particulièrement intéressés au sous-ensemble des entreprises en expansion, c’est-à-dire les entreprises qui ont connu une hausse rapide de leur taux d’emploi ou de leurs revenus. Plus précisément, nous nous sommes basés sur la définition de l’OCDE-Eurostat selon laquelle une entreprise en expansion est une entreprise dont le taux de croissance moyen annualisé est supérieur à 20 % par an, sur une période de trois années consécutives, et qui compte au moins 10 employés au début de la période de référence. Bien qu’il existe d’autres définitions des entreprises en expansion, nous avons privilégié celle de l’OCDE puisqu’elle est largement répandue et que les données étaient accessibles.

Nous avons effectué cette analyse au Centre canadien d’élaboration de données et de recherche économique de Statistique Canada à Ottawa dans le cadre d’un contrat d’accès aux microdonnées pour la recherche.

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Steve Denney
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Mar 18, 2021

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