Grandir à leur façon: Les femmes à la tête d’entreprises à forte croissance au Canada tracent leur propre voie vers la prospérité

Une enquête sur les expériences que vivent les fondatrices lorsqu’elles développent leurs entreprises révèle qu’elles empruntent des voies divergentes vers la croissance
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Meghan Hellstern
Alumni, Senior Projects Officer
Kim de Laat
SSHRC postdoctoral fellow at the Institute for Gender and the Economy, U of T

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À propos de ce rapport 

Institut brookfield pour l’innovation + l’entrepreneuriat (IBI+E) avec Portail de connaissances pour les femmes en entrepreneuriat (PCFE) ont mené des entrevues approfondies avec 30 entrepreneures de partout au pays qui se distinguent par la forte croissance de leurs entreprises. Le rapport, Grandir à leur façon: Les femmes à la tête d’entreprises à forte croissance au Canada tracent leur propre voie vers la prospérité, explore les expériences des fondatrices à mesure qu’elles développent leurs entreprises, en révélant des trajectoires divergentes vers la croissance, des obstacles systémiques persistants et des difficultés de financement. Mais plus important encore, dans le rapport figurent des occasions et des recommandations destinées aux gouvernements, aux décideurs politiques, aux institutions financières, aux autres bailleurs de fonds, aux organismes de soutien aux entreprises et aux intervenants de l’écosystème entrepreneurial qui cherchent à mieux soutenir la réussite des femmes entrepreneures qui visent une croissance élevée.

Pourquoi maintenant?

Selon une étude menée par la BDC en 2019, les femmes représentent actuellement 28% de l’ensemble des entrepreneurs au Canada, mais seulement un faible pourcentage d’entre elles sont des fondatrices d’entreprises à forte croissance. C’est là un fait important, compte tenu du rôle clé que jouent les entreprises à forte croissance, également appelées « entreprises en expansion » ― comme sources de création d’emplois et de croissance du revenu. Les entreprises en expansion sont, par définition, des compagnies dont la croissance annuelle moyenne était d’au moins 20% au cours des trois dernières années et qui comptent au moins dix employés. Le Plan pour l’innovation et les compétences du gouvernement fédéral vise à faire doubler le nombre d’entreprises à forte croissance au Canada d’ici 2025. Il faut tenir compte des priorités et des défis uniques auxquels les entreprises dirigées par des femmes doivent faire face.

Lisez ce rapport pour vous aider à :
  • En apprendre davantage sur les moyens particuliers qu’utilisent les femmes pour assurer la croissance de leur entreprise.
  • Comprendre les types de soutien pouvant aider à surmonter les défis persistants auxquels les femmes font face pendant la phase de croissance rapide.
  • Trouver des moyens d’offrir une valeur supérieure aux femmes entrepreneures, que vous soyez un organisme gouvernemental, un décideur politique, un organisme offrant du soutien financier ou un organisme de soutien aux entreprises.
  • Cerner des possibilités d’effectuer des recherches plus poussées sur la manière d’assurer la réussite des entreprises dirigées par des femmes.

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Principales conclusions du rapport:

  • Il existe plus d’une façon de développer une entreprise. Les fondatrices vont souvent à l’encontre des stéréotypes entrepreneuriaux en pavant des voies particulières vers la croissance élevée. 
  • Les barrières systémiques persistent. Les fondatrices qui ont du succès confrontent un grand nombre de barrières persistantes dans le grand écosystème entrepreneurial; pour celles qui s’identifient comme des personnes racialisées, ces barrières sont amplifiées du fait que leur race et leur ethnicité viennent s’ajouter aux facteurs du sexe et de la classe sociale.
  • La mentalité de la « croissance à tout prix » ne convient pas à tout le monde. Un grand nombre de répondantes disent opter pour bien gérer le processus de croissance et de manière réaliste en fonction de leur propre bien-être et de celui d’autrui.
  • Obtenir du financement n’est pas chose facile. Les fondatrices qui connaissent une croissance élevée font face à des difficultés lorsqu’elles sollicitent du financement, tant de la part des sociétés de capital-risque que de celle des banques.
  • La famille compte. Certaines adoptent la perspective d’une trajectoire de vie — en basant leurs décisions sur la manière et le moment de faire grandir l’entreprise tout en planifiant la vie de famille. Elles ne connaissent pas moins de succès et n’ont pas moins d’ambition que les autres.
  • Le réseautage peut prendre différentes formes. Emprunter différentes voies vers la croissance élevée consiste aussi à opter pour des formes de réseautage qui tiennent compte des responsabilités en matière de soins.
  • La témérité n’est pas synonyme de confiance. Plusieurs des femmes interviewées sont d’avis qu’il y a une discordance entre la façon dont elles communiquent leur assurance (p. ex., de manière réfléchie et mesurée) et l’attente selon laquelle les entrepreneurs sont impertinents et arrogants.

Méthodologie

Nos données proviennent d’entrevues approfondies et semi-structurées effectuées auprès de 30 entrepreneures et de deux personnes qui travaillent pour des organismes de soutien aux entreprises. Afin de satisfaire aux critères d’inclusion de l’étude, on a demandé aux participants de confirmer que leur entreprise correspond à la définition selon l’Organisation de coopération et de développement économiques d’une entreprise à forte croissance : une entreprise ayant 10 employés et plus au début de la période et dont la croissance moyenne annualisée se chiffre à plus de 20 % par année sur une période de trois ans.

Les entrevues d’environ une heure ont été faites par téléphone. On a posé aux participantes les questions suivantes :

  • leur propre compréhension de la croissance;
  • leurs expériences relativement à l’obtention de ressources auprès d’organismes de soutien aux entreprises et d’organismes subventionnaires;
  • les relations avec leur réseau commercial;
  • les possibilités et les défis liés à l’accroissement d’échelle;
  • leurs expériences pendant la Covid-19;
  • les difficultés personnelles susceptibles d’entraver leur capacité de faire grandir leur entreprise.

Les participantes ont aussi répondu à un court sondage démographique.

Partenaires

Meghan Hellstern
Alumni, Senior Projects Officer
Kim de Laat
SSHRC postdoctoral fellow at the Institute for Gender and the Economy, U of T

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